L’Egoïste romantique – Frédéric Beigbeder

Je croyais que j’adorais Beigbeder. En tout cas, je suis absolument fan de « L’amour dure trois ans« , de » 99 francs » et « Windows on the world » est l’un de mes romans préférés. Je m’en excuse auprès de ceux que je déçois. Sincèrement. À un degré moindre, certains passages d' »Au secours pardon » m’avaient enthousiasmé, et notamment ceux où il parle d’amour. Et c’est vrai que « Vacances dans le coma » et « Mémoires d’un jeune homme dérangé » ne m’avaient pas laissé un souvenir impérissable.

egoiste romantique
Mais là ! Quelle déception a la lecture d’un opus que j’avais oublié d’acheter à sa sortie (encore heureux : j’ai gagné 10 euros !) : l’égoïste romantique, où Beigbeder écrit sous le patronyme d’oscar Dufresne un pseudo journal où il alterne tout ce qui lui passe par la tête et par la queue. Anecdotes de la vie des nuits parisiennes, rencontres en discothèques, soirées mondaines, jolies filles, et parfois quelques observations sur le minuscule monde qui entoure Beigbeder. Sur quelques lignes en effet, au détour d’un rail de coke, on peut apprécier quelques réflexions sur la société, la politique, l’amour (qui reste sans doute le domaine dont il parle mieux)…. Mais c’est beaucoup trop peu. Mais c’est quoi son monde à lui?
On se contentera donc de quelques anecdotes drôles, de jolies tournures de phrases et de quelques réflexions lucides, dont celle-ci : « A tous les critiques que je déçois, je voudrais, une fois pour toutes, dire que je suis d’accord avec eux. Moi aussi, j’aimerais bien que mes livres soient meilleurs. » Moi, je ne suis pas critique, je suis lecteur, je trouve queBeigbeder est un personnage touchant, je suis sûr que l’on ne peut pas écrire  » Windows on the world » sans émotion et sans un talent que l’on fait exploser à travers les pages. Malheureusement, ce n’est pas le même Beiogbder que l’on aperçoit à travers ce journal intime presque facile, parfois plaisant, mais tellement inutile et où l’on tourne en rond si longtemps sans trouver d’issue autre que la déception.
Plus que jamais, j’attends le prochain avec impatience.

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